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vendredi 23 mars 2012

Entre Aubière et Montferrand [3/3]


Échanges réciproques

La présence des Aubiérois sur la justice de Montferrand ne s’est pas manifestée seulement dans les activités agricoles comme nous venons de le voir dans les volets 1 et 2. A ceux qui louaient quelques prairies ou terres cultivables dans les vastes territoires de Beaulieu et alentours, ou à ceux qui louaient leurs bras dans les métairies et clos montferrandais, vont bientôt se joindre les marchands et artisans venus chercher dans la ville du roi une clientèle à la mesure de leurs ambitions.
Ce côtoiement de plus en plus permanent va engendrer des mariages entre les familles de ces deux paroisses. Certaines familles aubiéroises s’ancreront définitivement à Montferrand, d’autres pousseront plus loin leur migration. Il y a aussi celles qui ne feront que passer, ramenant sous le clocher à peigne d’Aubière, qui un mari, qui une épouse.
A l’approche du xviième siècle, il nous est plus facile d’observer ces mouvements qui vont se poursuivre jusqu’au xixème siècle. La difficulté réside dans le choix de la manière.

On trouve donc François Morel (mon sosa 4414) qui vend une terre à Montferrand à Me François Blau, le 10 mars 1574 (Me Savel – 5 E 59 3) ; et « une terre a las gautairas [la Gauthière] vendue par criée comme des biens de feu francois morel iceluy contract date du 1er juin 1584 » (Inventaire des biens de Pierre Dumolin du 27 novembre 1589 - A.D.63).

Les Dumolin
Ce Pierre Dumolin était aussi propriétaire à Montferrand, comme l’indique ces mentions dans le même acte de 1589 : une terre au terroir de la Gauteyre (où il est voisin de deux autres Aubiérois : Guillaume Noëllet et son futur beau-frère, Jehan Legay), plus une autre terre située dans le même terroir, plus un pré situé dans la justice de Montferrand et au terroir du Grenouillier, plus un autre pré dans la même justice au terroir de la Ribeyre [voisin du Grenouillier].

Des Beaufort aux Ribeyre
Le neveu de Pierre, Noël Dumolin ira chercher à Montferrand sa première épouse, Amable Beaufort, avant 1589 (qui sont mes sosas 4886 et 4887). Une de leurs filles, Jacquette (ou Marguerite), née le 17 juillet 1611 à Aubière, épouse, le 26 janvier 1627, Anthoine Dutour (ou Dautour), un Aubiérois qui deviendra métayer de noble Dumas, au clos de Beaulieu. Un de leurs enfants, Anna, sera baptisée à Montferrand, le 9 septembre 1640. La fille aînée de Noël et d’Amable Beaufort, Gabrielle Dumolin, épouse vers 1615 un Montferrandais, Anthoine Beaufort. Cependant la descendance Dumolin restera à Aubière. Un des neveux d’Amable Beaufort, Anthoine Beaufort, né à Montferrand, fils à Pierre, épouse une Aubiéroise, Marguerite Ribeyre, le 12 avril 1635 à Aubière.

Des Goubelin aux Fonteix
François Ribeyre, le père de Marguerite, deviendra veuf en 1615 et se remarie le 29 septembre de la même année avec Jehanne Vedel. Le 1er mai 1650, le curé de Montferrand donne congé à Anthoine Goubelin et Anne Ribeyre pour épouser à Aubière. Et, le 8 mai 1650 (notaire Dégironde 5 E 0 3339), Anthoine Goubelin, fils à deffunct Anthoine, natif de la ville de Montferrand, majeur de 25 ans, épouse Anne Ribeyre, fille à François et défunte Jehanne Vedel. Les témoins sont : Ligier Ribeyre, frère à la future ; Anthoine Goubelin, maître maréchal à Montferrand ; Michel Emery ; Etienne Pérol, maître pâtissier à Montferrand ; François Morel ; Chatard Vedel ; Michel Deperes ; Antoine Chastanier ; Antoine Beaufort ; Antoine Terringaud ; Léonard Deffarges et François Pérol. Deux signatures : Perol - Emery.
Un cousin d’Anthoine, Louis Blanzat, laboureur à Montferrand, épouse une Aubiéroise, Jehanne Malet, le 15 septembre 1658 à Aubière.
L’oncle d’Anthoine, Benoît Goubelin, marchand à Montferrand, puis maréchal à Aubière, épouse une Aubiéroise, Anthonia Villevaud (veuve de Jehan Vedel, tous les 2 sont mes sosas 5224 et 5225), le 12 décembre 1613 à Aubière.
Le Grand-père d’Anthoine Goubelin, Claude, marié à Anne Rognat, est maréchal et hoste du logis Saint-Antoine à Montferrand, où il demeure au quartier de la Vacherie (1). Deux activités que reprendra Anthoine, mais à Aubière, où il épouse en secondes noces en 1654, Marie Mallet. Un fils, Anthoine Goubelin, naîtra de ce mariage. Marié en 1686 à Marie Chambon, il décède en 1693. Sa veuve épouse alors Imbert Fonteix (mon sosa 320), dont la petite-fille, Michelle Fonteix, va épouser à Montferrand, le 8 avril 1766, Henri Lacombe, vacher à Montferrand.

Les quartiers de Montferrand

Des Vedel aux Quinssat
La cousine germaine de Jehanne Vedel, fille de Chatard et seconde épouse de François Ribeyre, est son homonyme, Jehanne Vedel, fille d’Anthoine. Cette dernière va épouser en 1eres noces Gabriel Decor, vers 1587 (ce sont mes sosas 5412 et 5413). Laboureur, Gabriel loue ses services dans un clos montferrandais où il mourra. Ses enfants naissent à Aubière. Tous sauf un resteront à Aubière. C’est mon sosa 2706, Blaise, qui va faire sa vie à Montferrand. Il est vacher dans un clos de la famille Albiat, où il fait la connaissance de Michelle, la fille du tenancier du clos de Pontcharrat, Jehan Quinssat, un riche vacher du quartier des Moles à Montferrand. Blaise Decor et Michelle Quinssat se marient en 1621 à Montferrand. La mère de Blaise, Jehanne Vedel, et le père de Michelle, Jehan Quinssat, sont veufs. Ils se marient peu après à Montferrand, le 4 janvier 1622. Les quatre enfants de Blaise et de Michelle auront des destins divers. Le premier, Michel, se marie deux fois avec deux Montferrandaises, Anne Lacheze, puis en 1651 avec Jehanne Tarteyre, fille d’Anthoine et Suzanne Duthuel. Ils ont une descendance à Montferrand. Le second, également prénommé Michel, épouse une Aubiéroise à Aubière, le 7 février 1664, Anthonia Gioux, fille de Guillaume et de Jehanne Ribeyre. Leur fille se marie à Lempdes. Le troisième est une fille, Jehanne ; elle convole avec un Aubiérois Pierre Mailhot, le 22 février 1653. Descendance à Aubière. Enfin, le quatrième, François, épouse Alix Broly, une Aubiéroise, fille de Pierre et de Catherine Martin. Ils ont une descendance à partir de 1658 à Aubière.

Blaise Decorps va épouser en secondes noces à Montferrand, le 15 novembre 1636, Poncette Vedel, fille d’Anthoine, vacher, et Anthonia Thuel. Leur fils, Jehan, vacher, épousera une Aubiéroise (4 mars 1669 à Montferrand), Louise Gioux, fille de Guillaume et Jehanne Ribeyre. Deux de leurs enfants se marieront à Aulnat, le troisième à Aubière, où ils auront une descendance.

Des Quinssat aux Bourcheix
Jehan Quinssat (2), avant de se remarier en 1622 avec Jehanne Vedel (veuve de Gabriel Decor), avait eu trois enfants d’Anthonia Baffoy (belle-sœur de Michel Pécoulet (3), dont Michelle, l’épouse de Blaise Decorps. Ces deux autres enfants vont également épouser des Aubiérois. Jehan Quinssat, né le 23 mars 1604 à Montferrand, vacher, il se marie en l’église de Montferrand le 26 février 1638, avec Marie Marguerite Gioux, fille de François et Françoise Dégironde. Magdeleine, née le 18 décembre 1612 à Montferrand, épouse quant à elle, le 8 février 1629, un autre de mes ancêtres, Pierre Bourchier (ce sont mes sosas n°1024 et 1025), sergent royal, laboureur, fils de Michel et Michelle Pezant. C’est ainsi que nous retrouvons la branche des Bourcheix drevon ou drevou.

Des cinq enfants de Pierre et de Magdeleine, un seul se marie à Montferrand, avec un laboureur originaire d’Aulnat (Clauda x 18 avril 1682 avec Etienne Paynet). Les autres se marient à Aubière, dont mon sosa n°512, Guilhaume Bourchier, le 22 janvier 1665, avec Marie ou Marthe Gros, dont le grand-père, Jamet Gros, né à Montferrand, était venu s’installer comme hoste à Aubière.

… et jusqu’aux Gioux
Jehan Quinssat, marié en 1638 à Marie Marguerite Gioux, meurt rapidement (20 octobre 1641), sa veuve épouse en secondes noces à Montferrand, le 8 janvier 1646, Anthoine Chavaignat (mon sosa n°2254), vacher et métayer au clos de la Mothe-Gandailhat. Ce dernier avait épousé à Montferrand, Anthoinette Ventalon (sosa n°2255), la fille d’un vacher montferrandais, Anthoine, et de Marie Loste. Leur fille, Magdelaine, née à Montferrand le 18 août 1633, épouse en 1ères noces le 13 février 1648 à Montferrand, un marchand aubiérois venu s’installer à Montferrand, Jacques Gioux, fils de Jacques et de Catherine Corrède (Jacques et Magdelaine sont mes sosas n°1198 et 1199). Leur fille, épouse un chirurgien de Clermont, Guillaume Chatanier, originaire de Montferrand (leurs enfants se marieront et auront leurs descendances à Aubière). Jacques meurt en 1655, et Magdelaine se remarie aussitôt, le 7 novembre 1655 à Montferrand, avec un laboureur aubiérois, Blaise Chossidon (mon sosa n°1126), fils de Blaise et de Jehanne Legay. Leurs enfants naîtront et procréeront à Aubière.
L’oncle de Marie Marguerite Gioux, François Gioux (sosa n°1292), né à Aubière, s’était installé marchand-vacher à Montferrand. En 1630, il est l’époux de Marguerite Maury, une Montferrandaise fille d’Anthoine et de N. Vaisseyre. Marguerite meurt en couches en avril 1632, et François se remarie à Montferrand, le 12 janvier 1633, avec la veuve d’un vacher montferrandais (Claude Faure), Jacquette Buzaudon (sosa n°1293), fille d’un riche vacher de Montferrand, Bonnet Buzaudon (4), et de Jehanne Eschevidre. Leur descendance retournera à Aubière.

*

Vous l’avez constaté, ces échanges réciproques entre Aubière et Montferrand se font comme par ricochets entre les familles. Et, comme l’écrivait Georges Fraisse en 2001, les activités des Aubiérois, comme métayers des grandes familles montferrandaises, leur permettaient des revenus enviables par ceux restés à Aubière. C’est sans doute ce qui dopera ces va-et-vient entre les deux paroisses, au moins tant que durera le prestige (et la richesse) de Montferrand (celui-ci s’estompant peu à peu depuis la fusion avec Clermont) (5).
Il y aura d’autres exemples d’Aubiérois mariés ou propriétaires à Montferrand, et nous allons en voir quelques-uns, le temps de nous laisser porter doucement jusqu’au xxème siècle.

Andrieu Aureille, laboureur d’Aubière, se marie en 1611 avec une Montferrandaise, Blanche Mallet (+26/12/1629 à Aubière), fille de Jehan (6) et de Jacquette Laguyonne. Il se remariera vers 1630 avec Mariette Cohendy-Daujau et aura une descendance à Aubière.
Deux des enfants d’Estienne Thévenon et de Michelle Chastanier, mariés en 1606, vont tenter l’aventure. Pierre d’abord, s’installe tailleur d’habits à Montferrand après avoir épousé en 1645 à Montferrand Gilberte Bernard, fille d’Anthoine, laboureur au quartier des Molins, et de Jehanne Mestat. Leur fils, René, restera à Montferrand. Alix ensuite, veuve d’un Aubiérois, Martin Claren, elle va épouser successivement deux Montferrandais. Elle épouse le 17 août 1632 à Montferrand, le vacher Michel Pommier-Moussy, et dans ses vieux jours, elle s’unira une dernière fois à Anthoine Chirol.
Jehan Dégironde-D’Oust est vachier au clos de Mont Désir à Montferrand (sosa n°10716). Sans doute y vit-il avec son épouse, Jehanne Noëllet, et ses enfants, tous nés à Aubière. Deux d’entre eux sont également vacher au même clos : Michel, marié à Montferrand avec Jehanne Mestat (veuve d’Anthoine Bernard) le 27 mai 1652 ; Martin, marié le 10 janvier 1646 à Montferrand avec Perrette Yvert, fille d’Anthoine et de Jamette Orlhat. Deux autres de leurs enfants se marieront à Aubière.
Anthonia Fournier, fille de Annet et Anna Aureilhe, épouse à Montferrand, le 28 février 1646, un serviteur vacher de Montferrand, Jehan Serre.
Ligier Thévenon, fils de Michel et de Marguerite Vayssas, épouse une Montferrandaise à Aubière le 7 janvier 1687, Françoise Boucher, fille d’un vacher de Montferrand, Jehan, et d’Isabeau Mosnier. La sœur de Françoise, Anna Bouschet, épouse successivement deux laboureurs aubiérois à Montferrand : Jamet Pezant, le 29 septembre 1678, et Ligier Chatanier, le 16 janvier 1681.
Françoise Bonnabrit (°1681 Aubière) épouse le 29 octobre 1706 à Montferrand, Jacques Pommier, laboureur de Montferrand.
Antoine Vedel, laboureur d’Aubière, épouse le 27 décembre 1716, avec Anne Rochon, à Montferrand où il s’installe.
Martin Pignol, laboureur d’Aubière, marié en 1725 à Marie Moinade, est propriétaire d’une terre à Montferrand, au terroir de « las Planas ».
Depuis 1706, Estienne Deroche vit avec toute sa famille au domaine de Sainte-Ursule à Montferrand, où il est laboureur. Le 6 janvier 1727, il conduit sa fille Françoise (°1699 à Aubière) devant l’autel de l’église de Montferrand, pour la marier à Blaise Boudet, journalier audit domaine de Sainte-Ursule. Blaise est fils d’Anthoine (7) et de Jacquette Besserve. Leurs trois enfants vont tous se marier à Montferrand, mais avec des Aubiérois.
Un natif d’Aubière, Antoine Pérol, fils de Jean et de Marie Decors, s’installe marchand à Montferrand, où il se marie le 2 juillet 1743, avec Charlotte Bassimbarre, fille de Benoît, boulanger, et de Jacqueline Chaudesolles.
Noël Thévenon, né en 1778 à Aubière et marié en 1800 à Jeanne Bourcheix, est cultivateur au domaine de Beaulieu.
Ligier Bourcheix, né à Aubière en 1775, marié en 1798 avec Marie Thévenon, sœur du précédent, s’installe cultivateur au domaine de Beaulieu après la naissance de ses enfants, entre 1815 et 1820. Deux de ses fils, Amable époux de Marie Blanc, et François époux de Catherine Gioux, resteront cultivateurs sur ce domaine. Et leurs descendants, jusqu’au xxème siècle…

Le puy de Crouël en arrière-plan, sur le « champ Philibert », près du Grand Beaulieu, en 1943,
mon oncle Joseph remplace mon père, prisonnier en Allemagne, sur le monstrueux « Deutz »,
mon oncle Jean est sur la moissoneuse-lieuse,
et mon grand-père, Pierre Bourcheix, au milieu.
(Crédit photo : Suzanne Bodeveix, ma tante, épouse de Jean. Photo transmise par leur fils, François)


Faut-il continuer ? En verrait-on la fin ? Malgré l’excellence de cette terre, les cultivateurs vont voir se rétrécir comme peau de chagrin leurs territoires cultivables au fil des décennies, au profit de l’emprise tentaculaire de la métropole clermontoise. Et si les terroirs de Beaulieu représentent aujourd’hui l’un des derniers grands espaces verts de la commune de Clermont-Ferrand, ce privilège pourrait bien devenir sans tarder leur malédiction. Car il est des « puissances » qui lorgnent sans vergogne sur ce territoire encore vierge…


© Cercle généalogique et historique d’Aubière – Pierre Bourcheix


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Volet 1 : Le droit de Barre




(1) - Quartier de la Vacherie : un des quatre quartiers de Montferrand.
(2) - Cotisé en 1610 pour 20 livres et 10 sols. Jehan Quinssat [dit Barbessèche] est tenancier du clos de Pontcharrat "appartenant à la dame Albiat", c'est-à-dire à Anthoinette Saigne, femme du procureur Joseph Albiat. Il fut marié dès avant 1600 avec Anthonia Baffoy, dont la soeur Marie était femme de Michel Pecoul(et), vacher, également tenancier de Joseph Albiat, mais au clos de Beaulieu [Montferrand, histoire de sa population de Charles Thiolier].
(3) - Michel Pécoulet, Pécoul ou Pecou : Appelé dans les actes "le gendre à la Minsse". Il est cotisé en 1610 pour 9 livres et il est tenancier du clos de M. de Marilhat (Jacques de Marillac, écuyer, seigneur de Bicon, frère d'Anne de Marillac, veuve de Blaise d'Albiat, seigneur de la Combaulde), Michel Picoulet est vacher. Il deviendra plus tard, tenancier du clos de Joseph Albiat à Beaulieu (1624) [Montferrand de Charles Thiolier].
(4) - Selon Charles Thiolier dans "Montferrand, histoire de sa population", page 84 : Bonnet Busaudon est un riche vacher du quartier des Molins à Montferrand (cotisé à 11 livres). Il est marié à Jehanne Eschevidre, issue d'une très vieille famille montferrandaise. En 1610, le couple a au moins deux enfants vivants, François et Jacquette. Le premier sera vacher à son tour, et nous le retrouvons en 1624 cotisé à la Saulnerie pour 20 sols, marié à Marguerite Tourrey, mais il meurt avant son père Bonnet, et, lorsque celui-ci fait l'inventaire de ses meubles et de son bétail "tant bovin que cavalin", c'est à son gendre Michel Faure, qu'il en fait la vente fictive (18/01/1631 - Ronat - 5 E 37 DEP 1188-1189). La fortune est considérable puisque l'évaluation du mobilier, des instruments et du bétail monte à la somme de 4320 livres et 10 sous. Ces inventaires sont riches d'enseignements. Rien n'est omis, même pas le nom, l'âge, la robe de chacune des vaches ou génisses. Ces ventes fictives permettaient de se mettre à l'abri des saisies mortalières que faisaient avec trop d'empressement les officiers du roi, "faute d'hoirs apparents". Bonnet Busaudon était tenancier de noble Blaise d'Albiat, seigneur de la Combaude, puis de sa veuve, demoiselle Anne de Marillac.
(5) - Il fallut deux édits royaux, l’un en 1630 et l’autre en 1731, pour faire de Clermont et de Montferrand une seule et même ville, Clermont-Ferrand. Les notables partirent à Clermont, laissant Montferrand aux laboureurs, vachers et autres vignerons.
(6) - Jean Malet est tenancier du clos de Maître Amable Dumas, avocat. Il est cotisé à la Vacherie pour 14 livres en 1610 [Montferrand, histoire de sa population de Charles Thiolier].
(7) - Anthoine Boudet est « bourrier » à Montferrand, c’est-à-dire éboueur.

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