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lundi 5 mars 2012

Antoine Dubois (1754-1836) - 1


Notre adhérent, Paul Dubois, nous a transmis cette série de onze pages sur la vie et l’œuvre d’Antoine Dubois, curé de Saint-Nectaire en Auvergne.

Enfant, ma tante Marie, sœur de mon père, m’avait raconté ce qui était alors pour moi une histoire plus qu’un récit : un parent, curé dans un village de montagne (elle avait peut-être dit Saint-Nectaire) à l’époque de la révolution, qui se cachait, était protégé par son frère, maire de la commune. Ce curé avait été assassiné, son bréviaire était tout taché de sang. C’est à peu près ce que j’avais retenu.

Beaucoup plus tard, ce récit, enfoui au plus profond de ma mémoire, a resurgi lorsque, m’intéressant à la généalogie familiale, j’ai eu en main le livre de l’abbé Forestier, curé de Saint-Nectaire dans les années 1870, intitulé : L’église et la paroisse de Saint-Nectaire, notice historique, archéologique et religieuse. Dans cet ouvrage, l’abbé Forestier relate des événements, survenus durant la période révolutionnaire de 1789-1800, au cours de laquelle furent impliqués les frères Dubois : Antoine, prêtre, et Donat, maire de la commune. Il fait référence à un texte de l’abbé Croizet, curé de Neschers, contemporain et ami d’Antoine. Cet ecclésiastique auvergnat a connu une notoriété nationale et internationale comme paléontologue.

Ma nièce Sylvie a retrouvé ce document daté de novembre 1836, qui sommeillait depuis plus de cent cinquante ans sur les rayons de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. Édité par l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Clermont-Ferrand ; rédigé par un personnage digne de confiance, c’est un hommage rendu par l’Académie à l’un de ses membres, Antoine Dubois, décédé cette même année. Pour nous, c’est un précieux témoignage.

Nombre de descendants actuels de cette famille que j’ai pu contacter, y compris parmi ceux habitant des villages proches de Saint-Nectaire, ignorent l’existence même d’Antoine. Il m’a semblé utile de transcrire l’intégralité du texte de l’abbé Croizet pour faire connaître à ses arrières arrières… petits-neveux, présents et à venir, qu’ils portent ou non le même patronyme, qui était ce grand-oncle. Ils y découvriront un homme ayant une forte personnalité et certainement une grande intelligence, érudit, passionné de sciences, particulièrement l’étude des plantes : la botanique, dont il a contribué à faire évoluer les connaissances en collaborant avec l’abbé Antoine Delarbre à la rédaction d’une « Flore d’Auvergne », ouvrage dont la valeur scientifique a été reconnue par les plus éminents botanistes de l’époque, et qui malgré ses grandes qualités, a fait preuve d’une très grande modestie, préférant rester curé de campagne et se consacrer à ses recherches, plutôt que de briguer les honneurs.

Sa mémoire mérite également d’être conservée à Saint-Nectaire dont il est sans conteste l’une des personnalités les plus remarquables nées dans la commune.

L’historien Ambroise Tardieu, dans son « Grand dictionnaire biographique du Puy de Dôme », publié en 1878, mentionne Antoine Dubois parmi les personnages historiques ou dignes de mémoire nés dans le département du Puy de Dôme.

 Paul Dubois


Saint-Nectaire en Auvergne
 
 
Antoine DUBOIS
(1754-1836)
Curé de Saint-Nectaire entre 1813 et 1836

Éléments biographiques sur la famille Dubois de Saint-Nectaire

Antoine Dubois est issu d'une très ancienne famille de Saint-Nectaire. En 1462, soit près de trois cents ans avant sa naissance, le procès-verbal de l'inventaire des reliques conservées dans l'église, mentionne parmi les personnalités assistant à la cérémonie, plusieurs patronymes de familles de Saint-Nectaire dont le sien : Joane Dubois, Antonio Aurine curé, Urbain Dutuet, Joanis Serre… Dans son ascendance paternelle et maternelle, on trouve plusieurs religieux : Michel Aurine curé de la paroisse, frère de son arrière-grand-mère Jacqueline ; Pierre Sabatier, oncle de sa mère, vicaire à St Nectaire puis curé de Salhians (Saillant) ; un de ses oncles Dubois vicaire à St Nectaire dans les années 1750-70…
Son grand-père paternel Antoine, né en 1688, était marchand à Farges, un des nombreux hameaux de Saint-Nectaire. Son père Michel né le 26 mai 1719, un des plus riches propriétaires de la paroisse, avait épousé le 4 février 1742, Anne Sabatier. Antoine, né le 9 janvier 1754, est le seul enfant vivant de ce couple.
Après le décès d'Anne, Michel a épousé le 22 novembre 1764, Magdelaine Andraud. Ils ont eu neuf enfants dont seulement trois ont survécu, les demi-frères d'Antoine : Donat aîné, né le 1er juillet 1766 ; Antoine jeune, né le 9 mai 1774 ; Donat jeune, né le 2 avril 1777.
Lorsque survient la Révolution, Antoine, âgé de 35 ans, est vicaire de la paroisse St-Martin de Cournon depuis une dizaine d'années. Ses frères : Donat aîné, 23 ans, Antoine jeune, 15 ans et Donat jeune, 12 ans, habitent à Farges avec leur père, alors âgé de 70 ans. (transmis par Paul Dubois)

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