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mardi 15 avril 2014

Turgon, une lignée de maréchaux



On a cru un peu vite qu’aux alentours de 1600 le maréchal-ferrant était aussi hoste. Ce fut le cas chez les Goubelin, d’abord à Montferrand d’où ils sont originaires, puis à Aubière où ils s’installent à partir de 1613. Les Turgon, qui sont aubiérois depuis quelques décennies déjà, délaissent l’hostellerie pour l’écurie et la forge.


Le premier Turgon maréchal, que l’on connaît à Aubière, a installé sa forge au quartier de la Razette. Sa boutique n’est séparée de la place du marché et de la halle que par l’église ; le château est à deux pas, et, pour sortir du village, la Porte des Ramacles n’est qu’à quelques toises.
Pierre Turgon est l’époux d’Anna Passelaigue depuis environ 1570. On lui connaît six enfants dont l’aîné, prénommé également Pierre, prendra la suite de son père à la forge, dès 1600. C’est un jeune marié, avec Gilberte Pignol, et il va, petit à petit, remplacer Pierre l’aîné dont les bras frappent de moins en moins fort sur l’enclume.

A la génération suivante, c’est aussi l’aîné des fils, Anthoine, qui épousera le métier de maréchal et Catherine Aubeny, au milieu des années 1630.
Neuf enfants vont naître. Et c’est le dernier des fils, Anthoine, qui s’empare du marteau et de l’enclume de papa. Le 1er janvier 1679, il est marié par contrat à une Aubiéroise, Catherine Cohendy, le notaire est cependant de Cournon, maître Rasfard.
De leurs dix enfants, aucun des trois garçons n’atteindra l’âge adulte.
C’est ainsi que la lignée des maréchaux fut interrompue.

© - Cercle généalogique et historique d’Aubière

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