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jeudi 20 décembre 2012

Biens de la Fabrique : inventaire de 1906



La loi de séparation des Églises et de l’État a été adoptée le 9 décembre 1905.
Un arrêté préfectoral du 19 mars 1906 enjoint les prêtres desservants du département du Puy-de-Dôme de laisser effectuer l’inventaire des biens des Fabriques paroissiales.
Le curé d’Aubière, M. Bréchard, le président du Bureau de la Fabrique, M. Decorps, et les membres du Conseil de Fabrique n’assisteront pas à cet inventaire descriptif et estimatif, réalisé par M. Raché, percepteur de Cournon, en présence, cependant, des gardes champêtres aubiérois, MM. Blanchet et Chanut, le 29 avril 1906.

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Page 2 de l'Inventaire des biens de la Fabrique paroissiale d'Aubière
(Archives communales d'Aubière)
 
L’estimation des biens inventoriés dans l’église s’élève à 1576 francs. Le procès-verbal stipule qu’ « il n’a pu être procédé à l’inventaire de la sacristie, la porte étant fermée à clef ».
Les archives diocésaines que nous avons consultées détiennent l’inventaire de la sacristie réalisé lors d’une visite pastorale, le 21 août 1905.
Cet inventaire ne concerne que les ornements sacerdotaux, objets de culte, livres et autres reliquaires. Nous pouvons le produire à la demande.
Il est curieux de noter que certaines parties du mobilier inventorié par M. Raché soient « réclamées » par des familles.
C’est ainsi que le chemin de croix l’est par les héritiers Fredet (1) ; une statue et un cadre par la famille Noëllet-Bourcheix ; des statues par les familles Cassière-Feyfeux, Cassière-Aubeny et Decorps-Chossidon.

Le tableau, que l’on recherche désespérément aujourd’hui, « La Vierge au chapelet » ne figure pas dans cet inventaire. N’a-t-il pas été « sauvegardé » par une famille ?...

Placés sous séquestre, tous les biens de la Fabrique d’Aubière seront attribués au Bureau de Bienfaisance d’Aubière (2), par décret, le 31 mai 1912.


Notes :
(1) – Fredet : l’abbé Fredet, curé d’Aubière, a beaucoup œuvré pour l’agrandissement puis la reconstruction de l’église d’Aubière dans les années 1840 et 1850. Il a été l’un des plus généreux donateurs pour le financement des travaux.
(2) – Bureau de Bienfaisance : ancêtre du Centre communal d’Action Sociale (C.C.A.S.).




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