Actualités


jeudi 12 janvier 2012

Toponymie aubiéroise


Lieux-dits et terroirs aubiérois

Cette page sera alimentée régulièrement au fil du temps. N'hésitez pas à la consulter fréquemment.
Vous êtes invités à participer à l'élaboration de son contenu et à le corriger si nécessaire.
Merci de laisser un commentaire ou d'envoyer vos remarques à
cghaubiere@gmail.com

Les limites de ces terroirs ont été au cours des siècles très « élastiques » non seulement selon les époques mais aussi selon l’appréciation des Aubiérois eux-mêmes voire des notaires qui rédigeaient les actes. Ajoutons à cette imprécision, des terroirs « fugaces » qui apparaissent puis disparaissent, et des terroirs qui se noient sous l’appellation de terroirs voisins qui prennent ainsi de l’extension… 

Le cadastre de 1831 révèle de nombreux toponymes...
(Archives départementales du Puy-de-Dôme)



La Bade : Terroir situé entre le Puy et le chemin de la Fontaine Saint-Martin, entre le Chambon et les Plantades. Le chemin de la Bade prolonge la rue de Pérignat. La croix de la Bade.


La Bezou(x) : Façade ouest du Puy d'Aubière. Façade ouest du Puy d'Aubière. Terroir pentu et rocailleux, dur à travailler, besogneux. Le puy de la Bezoux. La croix de la Bezoux.

La Bordeneau : (la Bourdeneau ou la Bourdonaud) Source (de Bord, born), mais aussi bande de terre non cultivée ou, plus surement dans ce terroir humide, vanne d'une rase. Ce terroir est délimité par la rue des Foisses au nord, la rue de Verdun à l'est, la rue Emmanuel-Chabrier au sud, et la rue éponyme à l'ouest. La rue de la Bordeneau.



Le Carré fourchu : Terroir de Sarliève, encastré entre la commune de Cournon à l'est, et la commune de Pérignat-lès-Sarliève au sud et à l'ouest. La limite avec Cournon est constituée par la grande rase de Sarliève. Aujourd’hui, cette zone est comprise dans l’emprise de la Grande Halle d’Auvergne.

Les Cézeaux : (Les Cézots) Probablement de cés ou cez, cens, terre à cens. Terroir situé sur le plateau au nord du bourg d'Aubière entre les Landais et le creux des Malades, à l'est, les Rivaux et la Déribe, à l'ouest. Aujourd'hui, par extension, tout le plateau entre les Landais et la commune de Beaumont est désigné sous ce vocable.

Chantegrolle : (Chante grole) Terroir où chantent les grolles (choucas ou freux) situé entre la Bezoux, Launade et la Côte Blanche, sous le Creux du Puy au sud du Puy d'Aubière. On le confond parfois avec Chantemerle.

Les Chazots : (les Chazeaux) Terroir entre les Varennes et les marais de Sarliève. Déformation de Chazaux (orthographe ancienne), pluriel de chazal ou chezal, ruines ou plus vraisemblablement ici jardins. Voir la rue des Chazots.


La Chébarde : A l'est de la Croix de l'Arbre, entre Cézeaux et petites Foisses ; en limite du plateau des Cézeaux avant la dépression des Foisses. Pourrait être une déformation de chébate, bordure d'un champ. Le chemin de la Chébarde prolongeait autrefois le chemin de la Déribe (aujourd'hui, rue du docteur Teilhol) au-delà du carrefour de la croix de l'Arbre, en direction de l'est.


Les Chèvres lourdes(Las cabras lourdas) Terroir situé entre Malmouche et les Plantades où les anciens aimaient faire paître leurs chèvres dans une herbe bien grasse.


La Cime du Taureau : (la cime du Tourau) Lieu-dit ou élévation de terrain située entre Launade et la Côte Blanche.


La Côte Blanche : (La Coste Blanche) Terroir au sol calcaire situé à l'ouest des Plantades et au sud de Launade, domine le chemin de Maréchal.


Le Creux des Malades : Dépression entre les terroirs des Cézeaux, à l'ouest, et des Landais, à l'est. Lieu-dit où devait se trouver une maladrerie. Chemin du Creux des Malades.


Le Creux du Puy : Terroir situé sur la façade sud du Puy d'Aubière, entre ce dernier et Chantegrolle ou Chantemerle. Le chemin du Creux du Puy ou des Noades.


La Croix de l'Arbre : Entre la Déribe et la Chebarde. Au croisement actuel de la rue Pasteur et de la rue du docteur Teilhol.


Les Crouzières : (Las Crouzeyras). Terroir situé au sud-est des Plantades, à l'est de la Côte Blanche. Chemin des Crouzières.



La Darnage : Ce nom vient de darne qui signifie canal ou gouttière. Micro terroir, aujourd'hui disparu, situé entre la Ganne et les Sauzettes.


La Déribe : Terroir situé entre le Champvoisin et les Rivaux, et entre l'avenue Jean-Noëllet et la rue Pasteur. La rue du Docteur Teilhol portait précédemment le nom de chemin de la Déribe. L'actuelle allée de la Déribe est quelque peu excentrée au nord par rapport au terroir ancien.


Les Foisses : (Las Fouassas, las Foessas, las Fouessas, las Foissas ou les Foesses) Il y avait les petites Foisses, hors d'eau, situées sous les Cézeaux, la carrière de Roche-Geneix et les Landais, et les grandes Foisses, en terroir humide, au nord de la rue des Foisses et de l'avenue Roger-Maerte, séparées des petites Foisses par le chemin éponyme (actuelle rue Roche-Genès), d'une part. Et d'autre part, au sud de l'avenue Roger-Maerte, les grandes Foisses étaient confinées entre la Bordeneau à l'ouest, la Tronchère à l'est, et le terroir de Laschamp au sud.



La Fontaine Saint-Martin : (La Font Saint-Martin) Il y a la fontaine Saint-Martin elle-même et le terroir autour de la fontaine. Ce terroir de la Font Saint-Martin est situé entre le terroir de la Bade à l'ouest, et le terroir de Malmouche à l'est. C'était un terroir destiné à la culture de la vigne ; on y trouvait aussi quelques vergers. Près de la fontaine, légèrement en contrebas, du côté nord, se trouvaient des routoirs pour rouir le chanvre. De la Bade et de sa croix, on y vient par le chemin de la Croix Saint-Martin, qui se trouvait près de la fontaine. Croix qui a aujourd'hui disparue. Malheureusement, depuis quelques années, la fontaine Saint-Martin coule fort peu et seulement par intermittence. La croix Saint-Martin. Voir la Rue (et/ou Chemin) de la Fontaine Saint-Martin.



La Ganne : (La Gasne) ce mot signifie petit ruisseau. Terroir situé entre les Sauzettes au sud, le terroir de Laschamp à l'ouest et l'avenue de la Margeride à l'est. La rue de la Ganne.


La Garenne : Quartier délimité par les rues Vercingétorix, Saint-Verny, de Gergovie et l'avenue du Mont-Mouchet. Autrefois, garenne du seigneur d'Aubière. Voir la rue de la Garenne.


Le Gourgat : Situé au nord-ouest de l'ancien lac de Sarliève, ce terroir, entre les Varennes et les marais de Sarliève, confine avec les Chazots. Doit son nom à une maison appelée la maison du Gourgat. Mot qui vient de gourgue, bassin qui sert à recueillir les eaux destinées à l'irrigation. Au XVIIè siècle, ce terroir était parsemé de nombreux rutoirs ou routoirs où se faisait le rouissage du chanvre et du lin. Il s'étend aujourd'hui entre la rue Denis Papin et la rue des Frères Montgolfier, au sud du kilomètre lancé.


Les Gravins : Graves, gravier. Terroir sous les Plantades, entre Malmouche et Pompidou. Un four à chaux a fonctionné sur ce terroir. Aujourd'hui, construit. Voir la rue des Gravins.


Laschamp(Las Champs) Terroir situé à l'est du bourg d'Aubière, entre la Treille et les Sauzettes, entre l'Artière et les Foisses. Aujourd'hui, sa partie nord est construite, le reste conserve encore le même aspect que les siècles passés avec ses nombreux jardins et vergers, traversés par des rases d'irrigation. La partie la plus à l'ouest est occupée par la Place de l'Europe. La rue de Laschamps.


Launade : (Las aunadas) S'est contracté et francisé en Launade. Terroir au sud d'Aubière, situé entre le Puy d'Aubière et la Côte Blanche, à l'ouest des Plantades. - voir photo aérienne.


Malmouche : (Malamuchas) mauvaises mouches, taons. Terroir situé sur la pointe est du Puy d'Aubière. Voir la rue de Malmouche.


Le Massadou(x)(lou Massadou) Quartier hors les murs qui se situait entre la rue Nationale et l'Artière. "Massadou(r)" en occitan [le r final ne se prononce pas] désigne une masse ou un pilon destiné à broyer le chanvre (ou le lin). Peut-être y avait-il à cet endroit un moulin à foulon, quand on sait que les rives de l'Artière étaient souvent bordées de chènevières et de rouissoirs à chanvre (voir le quartier du Massadou).

Le Parlement : Lavoir situé sur l'Artière, à l'est de la rue Jean-Jacques Rousseau, devant la boulangerie de la Place Jean-Jaurès, aujourd'hui. Appelé ainsi par les Aubiérois parce que le "papotage" des lavandières, de part et d'autre de l'Artière, résonnait fort sur la place... Selon des factures d'aménagement datant du dix-neuvième siècle, il était appelé le lavoir du Massadou. Voir la Place Jean-Jaurès.


Les Plantades : (Las Plantadas) Vaste terroir "planté de vignes", situé au sud-est du Puy d'Aubière entre Chèvres lourdes et Crouzières, bordées à l'est par Chardonne.


La Plateforme : Lieu-dit au-dessus des petites caves, à l'ouest du chemin de la Bade.


Le Pompidou : (lou Pompidu, le Pompidoux) Terroir voisin des Gravins, désignant un replat de terrain sous les hauteurs des Plantades.


Pont Tort : (Pontort) Lieu-dit en limite de la commune d’Aubière et de celle de Clermont-Ferrand, situé près de la Pardieu actuelle. Le pont sur l’Artière, à proximité du rond-point de la Pardieu (avenue Ernest Cristal).


La Pardieu : (Le Port Dieu, puis La Part Dieu) Terroir entre la Ribeyre à l'ouest et le Grenouillet au nord-est, en limite des communes d'Aubière et de Clermont-Ferrand.


Pourliat : (Prouliat) C'est un terroir commun aux communes d'Aubière et de Beaumont. Il se situe à l'ouest en limite de commune avec Beaumont, le long de l'Artière. Il marque, après une vallée accidentée de forte inclinaison, le retour à une pente douce. C'est une zone de la vallée de l'Artière où les eaux retrouvent le calme.


Le Pré de l'aire : Entre la rue de Romagnat et la rue Saint-Verny, au sud de l'Artière. Sans doute l'aire de battage des villageois. Jouxte le terroir de la Penderie et celui du Thieu. Voir le cadastre de 1831.


Le Pré Long : (Prat ou Pra Long) Terroir situé entre la RN9 et le terroir du Chambon, rive droite de l'Artière. Ancien pré du seigneur d'Aubière, mentionné dès la transaction de 1422. Voir la rue de Pré-Long.


Le Puy : Le Puy d'Aubière.  Point culminant au sud de la commune d'Aubière, entre le puy de la Bezoux, la Bade et Launade.


La Quaire : (las Quairas ou las Cairas) du celtique "caer", pierre. Carrière de pierres. Ancien quartier au nord-est du bourg d'Aubière. Voir rue du 4-Septembre.


Les Ramacles : (Les Remacles) On dit aujourd'hui, les Ramacles. Autrefois, les Ramacles étaient une vaste esplanade humide, propriété du seigneur, entre les remparts et l’Artière. Elle descendait en pente douce vers l’Artière et était plantée de saules, de vergnes ou de peupliers. Le baron d’Aubière, une fois l’an, autorisait les Aubiérois à « faire la mayère », c’est-à-dire tondre toute la ramure des saules ou autres vergnes (aulnes) ; à Aubière, on disait aussi faire les remailles. Ce dernier mot a donné remacle(s) puis ramacles, d’où la place des Ramacles. Voir la Place des Ramacles.

Pierre-François Fournier et Antoine Vergnette écrivaient à propos de la mayère dans "Les droits seigneuriaux à Aubière" (1928, Revue d'Auvergne, Tome 42) : "Dans le parler d'Aubière, mayère (madèro) désigne les branches élaguées des arbres dits à mayère et le lieu où ces arbres poussent. Les arbres à mayère comprennent diverses essences (autres que des arbres fruitiers et des résineux), comme saules, aulnes, peupliers, frênes, ormes, etc., que l'usage est d'élaguer périodiquement, Cet élagage s'appelle "faire la mayère". Il donne des branches droites et longues appelées lattes (lato) et d'autres branches dont on fait des fagots. L'expression dzarbo de madèro désigne ces fagots (on dit aussi une dzarbo de vardzo pour une botte d'osier).

A la séance du conseil général de la commune d'Aubière du 29 nivose an 2, l'agent national, en rendant compte d'une visite faite par lui au ci devant château (sous séquestre alors comme bien d'émigré), mentionne qu'il a trouvé plusieurs citoyens " qui emportoient de l'echalas et des lates de madières ", sur quoi ils purent, d'ailleurs, établir leur droit de propriété (A, C., reg. des délibe., 1788 1822, 2e pagination, p. 108)."


La Rasette : (la Razette) Ancien quartier du fort d'Aubière dont l'axe principal était la rue éponyme. Ce quartier se situait entre l'église au nord, les remparts au sud et à l'est, et le quartier du Verger à l'ouest. Cette rue est devenue la rue Cote-Blatin, du nom d'un élu départemental, généreux mécène à Aubière. Voir la rue Cote-Blatin.


La Razoux : Terroir ou lieu-dit en pointe entre la rue du Mas et la rue du Mirondet. Croix de la Serre, Croix de la Razoux ou Croix du Mirondet.


La Ribeyre : Terroir situé de part et d'autre de l'Artière, en aval du pont d'Aubière, et jusqu'au Pont Tort, près du Port Dieu, (aujourd'hui, la Pardieu). La partie aubiéroise est rive droite. La Ribeyre ou Ribeire est, en Basse-Auvergne, une large vallée où se trouvent de riches prairies. A certaines époques, ce terroir est également situé en amont du pont d'Aubière.


Les Rivaux : Terroir situé au nord du plateau des Cézeaux, à cheval sur les communes d'Aubière et de Clermont-Ferrand. Rivaux est le pluriel de rival, tertre en pente. La rue des Rivaux.



La Sagne : (la Saigne) marécage couvert de joncs. Petit terroir coincé entre les Sauzettes et la Ribeyre, longe l'Artière rive gauche ; aujourd'hui "mangé" en grande partie par l'avenue du Roussillon.



Les Sauzettes : Le terroir des Sauzettes chevauche l'Artière et s'étend sur ses deux rives. Ce sont les petites sauzes en opposition aux (grandes) sauzes, situées au-delà de l'avenue du Roussillon, entre Artière et Varennes. Il faut distinguer les petites Sauzettes, rive droite de l'Artière, et les grandes Sauzettes, rive gauche de l'Artière. Lieu planté de saules. La rue des Sauzettes.


La Treille(Las Treilhas, las Trollas ou Trolhas) Cet important terroir s'étendait des Foisses à l'Artière, à l'est du bourg d'Aubière. Son nom auvergnat (Trolhas) désigne un lieu parsemé de sources, et n'a donc aucun rapport avec la vigne, comme on pourrait le penser de prime abord. Ce terroir a donné son nom à deux rues : d'abord à l'actuelle rue Emmanuel-Chabrier, puis au chemin des Voutes, qui est l'actuelle rue de la Treille. Voir la rue de la Treille.


La Tronchère(La Troncheyre) Terroir séparé de la Ribeyre par l'avenue de la Margeride, il est situé au sud de l'avenue Roger-Maerte et au nord du terroir de la Ganne. Il est bordé à l'ouest par la rue de Laschamp. Une tronchère est, à l'origine, un lieu planté d'arbres de futaie dont on coupe les branches à des époques périodiques.


Le Verger : (Le Verdier ou Vergier) Verger du seigneur, ce terroir très ancien est devenu, dès le 15ème siècle, un quartier habité au sud-ouest du fort d'Aubière. La rue du Verger et la rue du Petit Verger.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire