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jeudi 28 août 2014

Antoine Delongchambon, mort pour la Patrie



Antoine Delongchambon, né le 19 mai 1877 à Aubière, est fils de François et d’Antoinette Soleil. Il était l’aîné de quatre enfants, un fils et trois filles. Ses sœurs se prénommaient toutes Françoise !
Il s’est marié à Annette Virginie Coquel à Chamalières le 6 octobre 1902. Son seul enfant, Marcel est né le 15 mars 1905 à Chamalières. La guerre venue, sa femme et son fils viennent vivre à Aubière. C’est là qu’ils apprendront qu’Antoine est mort suite à ses blessures reçues à la bataille de Fontenoy, le 13 novembre 1914.


Antoine Delongchambon
(Archives communales d'Aubière)

Musicien aux Enfants d’Aubière, Antoine Delongchambon avait fait son service militaire à la musique du 105ème Régiment d’Infanterie. Durant le conflit, il sera affecté au 305ème Régiment d’Infanterie.

Lettre du sergent-major au maire d'Aubière
(Archives communales d'Aubière)

« Le 15 novembre 1914. Monsieur le Maire, J’ai l’honneur de vous apprendre la mort du soldat Delongchambon Antoine d’Aubières (sic). Il est tombé en brave le 13 novembre 1914. C’était un excellent camarade et nous le regrettons tous beaucoup. Nous vous serions bien obligés si vous vouliez bien communiquer cette nouvelle, avec tous les ménagements voulus, à Madame Delongchambon à Aubières (resic). Vous voudrez bien présenter à la famille nos condoléances émues. Je suis, Monsieur le Maire, votre respectueux serviteur. P. Marrie, sergent major 21ème Cie »

(Archives communales d'Aubière)

Fontenoy (encerclé)
(Carte Michelin)

Extraits du J.M.O. du 292ème R.I. - à Fontenoy les 12 et 13 novembre 1914 où le 305ème R.I. d’Antoine Delongchambon est cité :

12 NOVEMBRE 1914
Notre artillerie continue à tirer sur les tranchées et les batteries allemandes.
A 3 heures 30 ainsi qu'elle en a l'ordre, elle rend son tir plus intensif pour préparer l'attaque de l'Infanterie.
A 5 heures la 24ème Compagnie reprend la tranchée abandonnée tandis que le 305ème placé à la gauche du 292ème se prépare à prendre d'assaut les tranchées ennemies qui lui font vis à vis.
A 6 heures la 21ème Compagnie se porte sur la ligne et bouche l'intervalle qui sépare la 21ème de la 24ème ; la 19ème est placée en soutien à la falaise près du centre de résistance C.
A 6 heures 45 toutes les Compagnies sont en place et prêtes à appuyer par leurs feux les attaques du 305, et à se porter en avant après la réussite du mouvement du dit Régiment.
Malgré l'intensité du tir de notre artillerie, les diverses attaques du 305ème ne donnent aucun résultat ; et de ce fait le 292ème n'a pas à se porter en avant.
Vers 16 heures notre artillerie incendie 2 hangars à TARTIERS ou des mouvements ennemis avaient été observés. Le reste de la journée se passe sans incident, et la 24ème Compagnie qui s'est solidement fortifiée dans la tranchée reconquise conserve sa position. Le Régiment a fait ce qu'on attendait de lui. Blessés : 5 Hommes.

13 NOVEMBRE 1914
Notre artillerie tire toujours mais avec moins d'intensité. A 5 heures le 321ème parvient à faire un bond en avant et à se retrancher à quelques mètres du réseau de fil de fer allemand ; le feu ennemi est arrêté et la 19ème Compagnie revient à son cantonnement de FONTENOY.
Blessé : 1 Homme.


Sous le feu de l’artillerie

Cet homme blessé le 13 novembre est peut-être Antoine Delongchambon. Il succombera rapidement des suites de ses blessures. Son avis de décès, du 19 janvier 1915, déclare qu’il est mort de « blessures de guerre » à Fontenoy.

Note destinée au Service des Pensions de guerre
(Archives communales d'Aubière)


Sources : Archives communales d’Aubière ; Wikipédia


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (Pierre Bourcheix)

Suivez l'histoire et la généalogie d'Aubière sur :  http://www.chroniquesaubieroises.fr/
 
 

jeudi 31 juillet 2014

Félix Hervais, mort pour la Patrie



Félix Louis Hervais, né le 12 mars 1889 à Aubière, était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants (2 garçons et 3 filles), nés de Guillaume Hervais et de Marie-Antoinette Bayle. Les deux aînés, Marie Sophie et Félix Thomas, sont morts en bas âge. Félix Louis, seul fils restant de la famille, part au front avec le 3ème Régiment de Zouaves. Célibataire, il meurt à la bataille de Tracy-le-Val dans l’Oise, le 20 septembre 1914.


Tracy en ruines
La popote des zouaves
Avis de décès de Félix Hervais
(Archives communales d'Aubière)
Tracy-le-Val
(Carte Michelin)
 
Transfert du corps de Félix Hervais
(Archives communales d'Aubière)



Sources : Mémoire des Hommes ; Archives communales d’Aubière ; Wikipédia


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (P.B.)


mardi 8 juillet 2014

Pierre Noëllet, mort pour la Patrie



Pierre Noëllet est né le 18 février 1876 à Aubière de Pierre et d’Antoinette Bayle. Cultivateur, il se marie à Anaïs Gioux le 11 février 1905 à Aubière. Une fille Marie Antoinette naîtra 9 mois plus tard, le 13 novembre 1905 à Aubière. Sapeur Mineur au 10ème Régiment du Génie, Pierre Noëllet disparaît lors de la tragédie du tunnel de Tavannes, le 4 septembre 1916.


Carte du site de Tavannes
Avis de disparition de Pierre Noëllet
(Archives communales d'Aubière)


La nuit du 4 septembre 1916
Le 4 septembre, vers 21 heures, le dépôt de grenades placé à l'entrée ouest du tunnel de Tavannes prend feu.
A 21 h 15, une formidable explosion se produit, comprimant en une instant les poitrines de tous les êtres vivants présents dans le tunnel. Les flammes qui se propagent rapidement atteignent le stock de bidons d'essence qui sert à alimenter le groupe électrogène.
En quelques minutes, les baraquements en bois où sont entassés de nombreux soldats s'embrasent. Une fumée très dense avance dans le tunnel semant la panique et la mort. Les hommes qui ne sont pas asphyxiés instantanément, s'enfuient en désordre en se marchant les un sur les autres, vers la sortie opposée. Cependant la nappe de fumée les gagne de vitesse et des centaines d'hommes tombent avant d'arriver à l'air libre. Même équipé de masque à gaz, la densité de la fumée est telle qu'aucun sauveteur ne parvient à pénétrer à l'intérieur du tunnel.
Les hommes qui sont parvenus à atteindre la sortie est se trouvent face au bombardement allemand et ne peuvent s'échapper. Cependant, il y a urgence à évacuer cet endroit irrespirable. Un colonel, révolver au poing, menace de tirer sur les malheureux. Dans l'affolement le plus complet, les premiers étant poussés par ceux qui arrivent derrière eux, s'enfuit en tentant de trouver refuge dans les trous environnants.
De plus, les Allemands qui ont aperçu la nappe de fumée qui est montée très haut dans le ciel, redoublent leur pilonnage sur les entrées du tunnel.
Jusqu'à 21 h 45, des groupes d'hommes, noirs, à demi asphyxiés, sentant la chair grillée, surgissent par la sortie est et s'enfuient sous les obus.
Durant toute la nuit, aucune manœuvre de secours ne peut être entreprise.
Le brasier continue à brûler durant 2 jours, carbonisant les centaines de cadavres jonchant le sol. Lorsque plus tard, on pénètre dans le tunnel, on ne retrouve rien que des cadavres qui partent en cendre dès qu'on les touche. Seulement 30% en moyenne peuvent être identifiés.
500 à 600 hommes ont péri dans cette catastrophe : officiers et soldats du 1er et du 8ème génie, des 22ème, 24ème et 98ème régiments territoriaux ; des médecins majors et des infirmiers régimentaires des 346ème, 367ème, 368ème et 369ème R.I. ; des blessés qui, couchés sur des brancards et se sentant en sécurité, attendaient leur évacuation. Aucun journal ne parla de cette tragédie… (Site Les Français à Verdun)


Entrée et intérieur du tunnel de Tavannes
 
Demande d'allocation décès

Pierre Noëllet sera parmi ceux qui ne seront pas identifiés et sera d’abord déclaré « disparu ».
C’est un jugement de 1920 qui le reconnaîtra « mort pour la France » :
Jugement de 1920 - Page 1
Jugement de 1920 - Page 2

Jugement de 1920 - Page 3



Suivre la tragédie du tunnel dans son intégralité en cliquant sur ce lien :

Sources : Mémoire des Hommes ; Archives communales d’Aubière ; Wikipédia


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (P.B.)


jeudi 12 juin 2014

Prosper Compagnon, mort pour la Patrie



Fils de Marius Compagnon, cultivateur marié en 1886 à Aubière avec Marie Gias, Prosper Compagnon est né à Aubière le 24 juin 1888. Il s’est marié en 1913 à Aubière avec Anne Bonhomme. Il a été tué lors de l’attaque au bois d’Ailly dans la Meuse, le 22 avril 1915. Sans descendance connue.


Fiche de Prosper Compagnon
(Site Mémoire des Hommes)


Au bois d’Ailly
Après 4 jours de repos à Vignot, le 29ème Régiment d’Infanterie, auquel appartient Prosper Compagnon, est mis à la disposition de la 15ème division d’infanterie pour participer aux attaques du Bois d’Ailly dans la Meuse. Les journées du 15 au 21 avril sont consacrées aux reconnaissances préliminaires.

Le bois d'Ailly, au-dessus d'Apremont

Le 22 avril 1915, à 19 heures, le régiment attaque les positions allemandes de la corne nord-est du Bois d’Ailly avec 2 bataillons, après une préparation d’artillerie de 10 minutes.

Prosper Compagnon
(Archives communales d'Aubière)

Le 2ème bataillon, à gauche, s’empare de presque tous les objectifs assignés et fait 50 prisonniers dont 2 officiers. A droite, le 3ème bataillon se heurte à une résistance telle que sa progression est stoppée net. De nombreux hommes sont tués dont 8 officiers.

Tranchée du bois d'Ailly

Vidéo :

L'Enfer du Bois d'Ailly après 14/18 - YouTube


Sources : Mémoire des Hommes ; Archives communales d’Aubière ; Parcours et historique des Régiments d'Infanterie durant 14/18


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (P.B.)