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vendredi 20 juin 2014

Vol par effraction dans l’église d’Aubière



En mai 1837, un tronc de l’église d’Aubière est fracturé et vidé de son contenu. Le nommé Joseph Duclaux, inculpé de vol qualifié, est renvoyé devant la Cour d’Assises du Département du Puy-de-Dôme pour y être jugé, conformément à la Loi.


Les faits
Le vingt sept mai 1837, on s’aperçoit qu’un tronc de l’église d’Aubière a été ouvert par d’effraction et que l’argent qu’il renfermait avait été enlevé. Les soupçons se portent très vite sur un étranger qu’on a vu rôder autour de l’église.
Les gardes-champêtres de la Commune reçoivent l’ordre du Maire de le rechercher dans les environs. L’individu est trouvé à Aubière, dans le cabaret de Jean Charbonnier (1). Les gardes-champêtres l’interrogent en vain : l’homme nie les faits. (2)

Les aveux
On le menace de le conduire devant le Maire et cela a pour effet de lui délier la langue. Il avoue qu’il est l’auteur du vol et qu’il se nomme Joseph Duclaux. Il est né à Saignes, près de Mauriac, et il demeure depuis trois ans environ à Saint-Bonnet, canton de Rochefort.

"...il remettra une somme de 16 francs 75 centimes..."

Il renouvellera plusieurs fois ses aveux et remettra une somme de 16 francs 75 centimes provenant du vol. Il donne également aux gardes un ciseau en fer dont il dit s’être servi pour parvenir à forcer la serrure du tronc.
Conduit devant M. le Juge d’Instruction il revient sur cette partie de ses aveux et soutient n’avoir point fait usage de cet instrument.
Cependant, « cette dénégation tardive est détruite par les circonstances de la cause et devient d’ailleurs insignifiante en présence du fait d’effraction qui n’a point été contesté par le prévenu et ne peut pas l’être. Quant à la soustraction, Duclaux ne l’a point niée devant le Magistrat instructeur ; il s’est contenté de l’attribuer, pour la première fois, à l’état d’ivresse dans lequel il s’était plongé. »

Acte d’accusation du 11 juillet 1837 par le procureur général près la Cour royale de Riom :
« En conséquence Joseph DUCLOS (sic) est accusé d’avoir, dans la journée du 27 mai 1837, soustrait frauduleusement une somme de 16 francs 75 centimes dans l’église d’Aubière où elle était déposée dans un tronc, avec la circonstance que ce vol aurait eu lieu à l’aide d’effraction intérieure, ce qui constitue le crime prévu par les articles 384 et 381 n°4 du Code pénal. »

Notes :
(1) - Jean Charbonnier était aussi boucher.
(2) – Les deux gardes-champêtres d’Aubière en cette année 1837 sont François Villevaud et Joseph Taillandier > voir les gardes-champêtres aubiérois.

Sources : Archives Départementales du Puy-de-Dôme – U 10734 – Dossier n°2806

© - Cercle généalogique et historique d’Aubière (A.C. et P.B.)


mercredi 18 juin 2014

Rue du Jour



Histoire des rues d’Aubière

Rue du Jour

Son nom lui a été donné sans doute parce que la rue du Jour fut la première de ce quartier situé à l’est du bourg central. Elle est pourtant orientée nord-sud, entre la rue des Foisses et la future rue Casati.

Rue Saint-Vincent

Elle croise à angle droit la rue Saint-Vincent qui conduit à la rue du 8-Mai. Village vigneron, Aubière se protégeait en honorant les saints patrons des vignerons (nous verrons plus tard la rue Saint-Verny).
Cette rue Saint-Vincent était bordée, dans sa partie est, des granges des maisons donnant sur la rue des Foisses, et, en face, des granges des propriétaires des maisons de centre-bourg. C’est d’ailleurs sur le toit de l’une d’entre elles, que se dresse aujourd’hui la partie haute de la Croix des Ramacles.

La croix des Ramacles sur une grange de la rue Saint-Vincent


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière (Pierre Bourcheix)
Crédit photos : Pierre Bourcheix