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vendredi 26 septembre 2014

Le Baptême de Mary-Fanny-Victoire

C'est donc pour rendre hommage aux 104 Aubiérois morts durant la Grande Guerre que les paroissiens d'Aubière décidèrent de leur offrir, à titre posthume, une cloche de 500 kilos. C'est ce que relate "L'avenir du Puy-de-Dôme et du Centre" dans son article ci-dessous, daté du 3 février 1923.
Les archives communales d'Aubière nous en offre aujourd'hui le devis.


            Nos bons voisins d’Aubière étaient dimanche dernier en fête : une fête familiale et magnifique, de celles qui rappellent les grandes solennités d’antan, faisant époque dans l’histoire des vieux bourgs provinciaux, de celles que les aïeules aimaient à évoquer autour de l’âtre.
         Voici :
         Aubière, qui fait bien les choses quand cela lui dit, avait jugé bon, à l’occasion d’une fort belle Mission qui vient de se terminer, de s’offrir un royal cadeau qui célébrait, d’une façon, les 104 de ses enfants tombés pour la patrie lors de la Grande Guerre, tout en commémorant le souvenir ému de leurs ancêtres.
         Et il fût décidé que l’airain mêlant sa voix à celle de la population, une cloche d’allure impressionnante, serait offerte à la paroisse et inaugurée le jour de la clôture de Mission.
         En quelques semaines, une dizaine de mille francs, bientôt récoltés par les soins d’un pasteur zélé, s’en allèrent vers le creuset d’un de nos meilleurs fondeurs, pour revenir bientôt sous la forme la plus noble et la plus symbolique qu’ait jamais revêtu le métal.
         Et c’est ainsi que la superbe cloche : “Marie-Fanny-Victoire“ vibra, dimanche, pour la première fois, en l’église d’Aubière, sous la main de Mgr Marnas, évêque de Clermont, qui avait tenu à venir présider, en personne, la cérémonie, entouré d’un nombreux clergé et en présence de plus de seize cents fidèles, à ne compter que les privilégiés qui avaient pu pénétrer dans l’église étincelante et parée avec une profusion de fleurs et de lumières, harmonieusement disposées.

La cloche fut réalisée par le fondeur Georges Farnier à Robécourt dans les Vosges.
Devis de la cloche du 1er juin 1922
(Archives communales d'Aubière)

 
         Les parrain et marraine, ce sont les enfants de deux de nos sympathiques médecins, et l’un d’eux revint même, tout exprès, de son collège d’Arcachon, remplir sa gracieuse fonction et sonner, après Monseigneur, les trois coups liturgiques.
Voici l’inscription gravée sur la cloche :
“Je m’appelle Marie-Fanny-Victoire“
“Je sonne en souvenir des 104 soldats morts pour la France.“
“J’ai été bénite par Mgr Marnas, évêque de Clermont, le 28 “janvier 1923.
“Bienfaiteurs : les paroissiens, les Américains“.
“J’ai eu pour parrain Pierre Casati de Montgolfier et pour marraine Marie-Antoinette Sahut“.
         Parrain et marraine se glissèrent bientôt à travers l’assistance et ce fut une ample distribution de blanches dragées, tâche quelque peu difficile étant donné l’affluence, mais rôle combien “goûté“.

         Que le digne et dévoué pasteur d’Aubière, Mr l’abbé LAVIGNE soit ici remercié pour son dévouement et sa générosité et aussi pour la façon magistrale avec laquelle, aidé de son vicaire, Mr l’abbé BARODY, et de paroissiens zélés, il avait organisé cette cérémonie où l’on se demande ce qu’il fallait le plus admirer : les ors, les lumières et les plantes, les chœurs, les soli de violoncelle d’un vibrant artiste, les partitions de la célèbre “Gauloise“, l’ordre parfait, ou le recueillement ému de toute une cité...

         Triomphal début et heureux augure : Mercredi 31 janvier, comme on achevait de la hisser en sa svelte demeure aérienne, la cloche “Marie-Fanny-Victoire“ carillonnait joyeusement le baptême de deux enfants jumeaux. Est-il plus belle coïncidence, en même temps que la plus touchante affirmation de la tradition chrétienne, transposant magnifiquement la symbolique scène burinée à l’envie sur les marbres des plus célèbres monuments de l’Antiquité : les coureurs sacrés, messagers de l’âme des peuples, se transmettant pour la postérité le flambeau de la vie.
         “ Et vitae lampada fradunt”
(signé :) J.C.M.

Sources : “L’Avenir du Puy-de-Dôme et du Centre” du Samedi 3 février 1923

 
Baptême de la cloche Mary-Fanny-Victoire, le 28 janvier 1923
On distingue la marraine de la cloche en communiante :
Marie-Antoinette SAHUT,
devant Monseigneur MARNAS et le curé d’Aubière, l’abbé LAVIGNE.
(la photo est prise rue Vercingétorix)


© - Cercle généalogique et historique d’Aubière


jeudi 25 septembre 2014

Expo 2014 - Le "Bleu horizon" dans la presse

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La Montagne du 24 septembre 2014

La première phase de l'exposition du Cercle généalogique et historique d'Aubière, "Au cœur des tranchées" est ouverte jusqu'au 8 octobre.
La seconde phase s'ouvrira le 10 octobre aux heures d'ouverture de la mairie d'Aubière.

Ceux qui veulent nous rencontrer peuvent le faire les samedis de 14 à 18 heures et les dimanches de 10 à 12 heures.


dimanche 21 septembre 2014

Expo 2014 - Inauguration en photos

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C'était le vendredi 19 septembre à Aubière

MERCI à tous !


Crédits photos : Bernard Choletais



vendredi 12 septembre 2014

Expo 2014 : le "Bleu Horizon" est de mise !

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Le C.G.H.A. expose !
Trois expositions vont ainsi se succéder entre le 20 septembre et le 12 novembre 2014.
C'est notre contribution au centenaire de la Grande Guerre.
Nous rendrons hommage à tous les combattants de France et d'ailleurs, mais aussi et en particulier aux Aubiérois qui ont laissé leur vie dans les tranchées, à l'assaut des lignes ennemies, à l'ambulance ou dans les hôpitaux.

Documents d'archives privées et publiques, et notamment issus des archives communales d'Aubière, seront exposés et parfois commentés en Mairie d'Aubière.

Merci à tous ceux qui ont eu l’extrême gentillesse de nous prêter objets, photos et documents.


L'inauguration aura lieu le vendredi 19 septembre 2014 à 18 h 30
en Mairie d'Aubière

Venez nombreux !

L'entrée est libre et gratuite sur l'ensemble des huit semaines.


mercredi 10 septembre 2014

Terrier de 1764_13



Le terrier Tiolier
C’est un registre voire plusieurs reliés ensemble. Il se présente en deux colonnes : l’une pour le numéro de l’article (correspond-il à un numéro identique sur un plan parcellaire ?), l’autre pour désigner la nature de la propriété, bâtie ou non, le nom de son propriétaire, sa profession, son domicile. Le tout par quartier.
Nous poursuivons la transcription avec un nouveau quartier :

Quartier de la maison de feu Mr le chanoine Gaschier

Terrier de 1764 - Page 26
(Archives communales d'Aubière)


n° 148- maison de Guillaume Nouellet dit l’Ecolier
149- maison de Jean Noillet
150- maison de Amable Gioux dit Chabre
151- maison de Amable Chatanier
152- maison de Martin Tisserange par Jaquette Pecoul
153- maison, cuvage et cour par derrière de Jean Noillet dit Lavigner     …dit Prénot
154- maison de Mr Gascher (sic)
155- maison d’Antoine Tariou
156 . 157- maison, cour entre autre maison sur le derrière appartenant à des gens de Beaumont
158- grange de Monsieur d’Aubière donnée en rante à son meunier près la porte de Remacle
159- grange de Mr Courte au cens d’une quarte pamoule
160- maison de François Aubeny dit pourrette
161- maison de Antoine Bereaud dit Janon [lire : Antoine Janon dit Bereaud]
162- maison de Françoise [Chauchat] veuve de Jean Gioux dit Roussel
163 . 164- maison de Thomas Bail et ses frères et Anne Thailliandier veuve de Gérard Bail
165 . 166- maison de Blaise Amable Bourcheix ; autre maison dudit Bourcheix

Fin du quartier Gaschier

Note :
Ce quartier pourrait se situer, selon toute vraisemblance, rue Voltaire et autour de la Porte des Ramacles. François Aubeny dit pourrette est le meunier de Mr d’Aubière, seigneur du lieu.

Sources : Archives communales d’Aubière

Cercle généalogique et historique d’Aubière (P.B.)




vendredi 5 septembre 2014

Rue Champvoisin



Histoire des rues d’Aubière

Rue Champvoisin

La rue Champvoisin longe le « Grand Champvoisin » qui était un immense terroir, propriété du seigneur d’Aubière, situé entre le chemin de la Cave à Madame (Avenue Jean-Noëllet, aujourd’hui) à l’ouest, et la rue Pasteur (anciennement, route de Clermont) à l’est. Doit-il son nom au « hameau du Champvoisin », mentionné sur le cadastre de 1831 ? Ce terroir (tout comme le hameau) existait bien avant la Révolution de 1789.

Cadastre de 1831 : le hameau du Champvoisin
(Archives départementales du Puy-de-Dôme)
A gauche, le Hameau du Champvoisin, Allée des Amandiers


Le seigneur était également propriétaire du Petit Champvoisin, entre la rue du Mirondet et l’avenue Jean-Noëllet, comme on peut le voir ci-dessous.

Cadastre de 1831 : petit et grand Champvoisin
(Archives départementales du Puy-de-Dôme)


La famille de Provenchères, héritière du dernier seigneur d’Aubière, s’en sépara progressivement dès le dernier tiers du 19ème siècle et au début du 20ème siècle.
Ce terroir fut le théâtre d’évènements et de festivités à partir de 1914 (1918 : baptême des canons des artilleurs américains stationnés à Aubière ; fêtes gymniques, notamment celles de 1929 ; un avion s’en servit même de piste d’atterrissage entre les deux guerres…).

Le Baptême des canons au Grand Champvoisin en 1918
(Collection M.J. Chapeau)

Vue de la rue Champvoisin de la rue Pasteur.

Allée des Amandiers
Autrefois chemin d’exploitation dans le terroir du Grand Champvoisin. Elle passe devant le Hameau éponyme et conduit à l’Allée du Grand Champvoisin.

Allée du Grand-Champvoisin
Elle joint l’Allée des Amandiers à la rue du Docteur Casati.


© Cercle Généalogique et Historique d'Aubière